Eté indien, automne tardif
Je me sens tellement "chez moi" ici et à Berlin en général que je pense plus écrire à ce sujet, bien qu'il y ait encore beaucoup à dire.
L'été a été si beau, si long qu'il y a deux semaines encore je me baignais dans un lac. C'était si facile, je prenais mon vélo, dix minutes plus tard j'étais à Plötzensee au bout d'un joli chemin le long du canal.
C'est une autre vie, une atmosphère toute différente, beaucoup d'arbres, de beaux immeubles dans des rues un peu solitaires, d'anciennes fabriques, de belles églises en brique, une population très mélangée, beaucoup de vieux Berlinois, des magasins turcs, qui rivalisent en étals de fruits masi aussi brusquement des avenues très passantes, du béton gris, en somme il faut connaître les bons chemins.
L'automne est arrivé insidieusement, les feuillages ont rougi, la lumière est plus brumeuse, on remarque les jours plus courts. Une douce mélancolie alterne avec des ciels radieux encadrés de feuilles dorées et dans le Tiergarten entre chien et loup les couleurs sont surprenantes.
J'assiste de manière imprévue à magnifique concert à la philharmonie et je réalise que je suis toujours à Berlin et qu'entrer par l'entrée des artistes grâce à un peu d'audace montre que trois ans sont bien écoulés.








